Get in touch with us at info@new.com

Présentation
Arnaud Pelletier l'acteur pèlerin
Animé par un désir de simplicité, de lenteur et d’intimité avec le public, je porte mes spectacles à pied, de village en village, participant ainsi à la tradition ancestrale et toujours vivante du théâtre itinérant.
Depuis 2019 j'ai parcouru plus de 2000 km avec 3 spectacles différents sur 5 itinéraires différents.

biographie
Portfolio
Des tournées à pied




Arnaud Pelletier — l’acteur pèlerin
Mu par une quête de sens, de beauté, d’amour et de sacré, Arnaud Pelletier a parcouru le monde pendant plus de vingt ans — de l’Inde au Mexique, du Brésil à l’Afrique — pour s’imprégner des arts traditionnels de la scène et tracer son propre chemin artistique.
Son œuvre, à la croisée du théâtre, de la littérature et du cinéma, s’inscrit dans une démarche ethnologique et anthropologique. Elle s’ouvre à l’altérité, au dialogue des cultures, à l'œcuménisme et aux rencontres des spiritualités.
Animé par un désir de simplicité, de lenteur et de proximité avec le public, il choisit aujourd’hui de diffuser ses spectacles à pied, de village en village, le long des chemins de Saint-Jacques. Une démarche qui prolonge et réinvente la tradition vivante du théâtre itinérant.
En 2019, il parcourt 700 km à pied avec Antoine l’aviateur et le voyage du Petit Prince. Deux ans plus tard, il donne vie à Les Oiseaux de Compostelle, un grand voyage initiatique nourri de contes de sagesse, qu’il porte sur 1300 km. Aujourd’hui, il poursuit la route avec une création au format hors norme, un spectacle-marathon de 7h15. Les Messagers du Chemin est une nuit blanche immersive, une expérience initiatique qui invite le spectateur à franchir le seuil du temps pour entrer dans l’intime et le sacré.
Ses créations, profondément ancrées dans le partage et l’émerveillement, invitent à une rencontre sensible où l’art devient nourriture pour l’âme.






itinérances
La
Marche
Comme
Mode
De vie,
De Spectacle
Et de Rencontre
L'acteur
Pèlerin
2558 Km
6 chemins
3 créations

Avoir quatre heures de marche dans les jambes avant de MONTER SUR SCÈNE
c'est se préparer à la rencontre,
c'est avoir le cœur rempli de mille paysages et prendre le temps
c'est aussi NE PAS ÊTRE PRESSÉ DE REPARTIR.
Avoir plusieurs jours de marche dans les jambes avant de MONTER SUR SCÈNE
c'est apporter un spectacle pour des publics qui y ont peu ou pas accès
c'est enrichir LA TOURNÉE de mille anecdotes
c'est entrer dans la magie des hasards de la vie
c'est être un être en chemin
c'est accepter de n'être pas encore arrivé
c'est avoir laissé derrière soi le superflu pour embrasser l'essentiel.
C'EST AVOIR CHAQUE JOUR UN CADEAU À OFFRIR

"Oui, je le sens, tout au long de ce chemin j’ai été porté, aimé par une main, un cœur invisible. Je sais qu’elle est tout le temps là, je crois que pour une fois, j’ai accepté chaque jour sa présence amoureuse. Il y avait un miracle par jour, au moins !
Renouer avec la tradition des comédiens de campagne itinérants m’a également fait du bien : savoir que je peux partir n’importe quand, dès lors que j’ai un trésor à partager avec moi et, grâce à cela, marcher et toujours trouver où manger, OÙ dormir en échange de ce cadeau immatériel qu'est un spectacle, quelle joie !"
Carnet de route Arles-Lourdes 2019
700km - 36 jours - 15 Spectacles
Histoire
des seuls en scène





"Être le messager de l'histoire DU Petit Prince est une grâce."
le petit prince





À l'époque, je ne me voyais pas moi-même sous les projecteurs. Ce que j'aimais, c'était la mise-en-scène. Je travaillais alors avec des réfugiés et des locaux sur un projet socio-artistique sur le thème des migrations. Un ami comédien me demande de monter un spectacle enfant pour Noël, pour "dépanner". Je me suis lancé dans cette aventure du Petit Prince. Sa profondeur me touchait, on était dans le thème des enfants, parfait. À la troisième représentation, un enfant de 7 ans me dit :
- C'est très important ce que vous faites monsieur... C'est très important, de nos jours, de rappeler à tout le monde, que l'essentiel est invisible pour les yeux, et qu'on ne voit bien qu'avec le coeur.
C'est cet enfant qui, comme un petit prince, m'a fait prendre conscience de l'importance de ma vocation, de ce spectacle et bien sûr, de cette œuvre merveilleuse qu'est le petit prince de Saint-Exupéry.
Plus tard, l’émotion passée, réflexion : je ne suis pas son père, ni son tonton, ni son professeur, non. Nous n’avons passé qu’une heure tous les trois ensemble : lui, le spectacle et moi. Et grâce à cette merveilleuse histoire de Saint-Exupéry, il repart avec cela dans le cœur ? Mais il a raison, bien sûr que c’est très important ce que je suis en train de faire ! Je ne m’en rendais vraiment pas compte. Ce n’était pour moi qu’un spectacle de Noël que j’avais décidé d’offrir à ces enfants qui n’avaient jamais vu de théâtre.
C'est aussi cet événement qui m'a fait devenir acteur pèlerin. Après cette rencontre, je voulais donner à ce spectacle sa patine, j'ai pris mes chaussures de rando, mon sac-à-dos, j'ai mis le costume de l'aviateur à l'intérieur et mon instrument de musique dessus et j'ai marché 650km en jouant le spectacle où je pouvais. Ce fut une révélation: j'étais acteur pèlerin.
Depuis, ce spectacle a été joué déjà plus de 100 fois, dans tout type de lieu et pour tout genre de public, c'est même ce qui me plaît dans ce spectacle : c'est qu'il rassemble. J'ai bien souvent trois générations devant moi, les enfants qui découvrent, les parents qui redécouvrent, et les grands-parents qui se souviennent des dialogues du bout des lèvres.

Les Oiseaux de Compostelle
Contes miraculeux

Adaptation de la Conférence des Oiseaux du poète persan Farid al-Din Attar à partir de contes sagesse, hagiographies et témoignages de la mystique chrétienne.
Pour les Oiseaux, l'histoire est un peu différente. Cela faisait 2 ans que je tournais avec le Petit Prince, j'avais découvert cette vocation d'acteur pèlerin, j'avais aussi découvert la forme du seul en scène, qui finalement me plaisait. Je me demandais quelle allait être la prochaine aventure artistique. J'ai reçu soudain une inspiration, comme un message très clair (il y avait même les dates et les lieux !) : "Monte une adaptation chrétienne de la Conférence des Oiseaux de Farid al-din Attar, tu la porteras à pied, d'Arles jusqu'à Lourdes, tu partiras au premier septembre, que tu sois prêt ou non." C'était une véritable exhortation ! Nous étions au mois de mars, cela me paraissait complètement impossible, que ce soit pour la production, et artistiquement, bien que cela faisait 15 années que j'étudiais quotidiennement des textes sacrés, je me sentais pleinement incapable d'écrire une œuvre pareille. J'ai bien senti que cette Autorité Messagère n'avait que faire de mes petites préoccupations temporelles. Je me suis jeté dans le vide. J'ai reçu immensément d'aide et j'ai découvert aussi quelque chose : lorsque l'on se jette dans le vide, il peut arriver que des ailes nous poussent...

Les Messagers du Chemin
Réalisme magique
40 récits de vies
40 témoignages
des sagesses du monde
5 instruments de musique
5 parties - 7h15 de spectacles
(version courte 1h15)
à partir de 11 ans
Bien qu'aucune de ces créations ne fut le fruit d'une initiative personnelle, je crois que cela s'applique encore plus aux Messagers. J'étais de retour au Mexique pour travailler avec les Ultramarins et la Cie Foco Alaire. Nous répétions tous les jours de la semaine et avions les spectacles les week-ends, il n'y avait qu'un jour de repos au milieu de ces trois semaines de travail. Je quittais la ville de Mexico pour rejoindre les collines d'Amatlan où logeaient quelques amis. Par un hasard de circonstances, ce jour-là, je reçus trois histoires extraordinaires. Un Maracamé Huichol me confia le mythe fondateur de sa tribu, une autre personne me confia une étrange histoire de sa jeunesse où se mêlent dieux mexicains et ovnis, un grand-père, fils de chaman, me confia d'étranges expériences vécues dans ces collines où beaucoup de personnes s'adonnaient à des rituels de magie dans ses grottes. Le lendemain matin, je notais à la va-vite ces récits pour ne pas les oublier.
D'un seul coup, je me suis rendu compte que cela faisait 20 années que je récoltais ce genre d'étranges histoires, qu'elles venaient à moi, que des personnes arrivaient comme une brise, me confiaient une histoire en concluant : "tu sais, je n'ai jamais osé raconter cela à qui que ce soit." J'en avais déjà écrites quelques-unes sur des carnets de notes, d'autres avaient été enregistrées, certaines étaient dans ma mémoire, d'autres encore oubliées surgirent, lors de l'écriture, de mon passé. À chaque fois que je mettais le point final à une histoire, une voix me disait en me montrant une nouvelle histoire : "demain tu écriras celle-ci !" - Oui-, chef ! J'ai écrit, dans une fièvre, pendant 40 jours, 40 histoires. Je vais dans le quartier étudiant de Mexico. Lorsque la quarantième histoire fut écrite, je descendis faire imprimer mon manuscrit. Le lendemain, j'avais un livre de 220 pages entre les mains : les Messagers du chemin. J'avais donc cela en moi ? J'avais toutes ces histoires dans ma chaire ?! Je n'arrivais pas à y croire. Moi qui me demandais toujours comment les artistes faisaient pour avoir toute cette inspiration, je venais d'écrire un livre sans même m'en rendre compte !
À la fin de mes autres spectacles, j'ai commencé à raconter quelques-unes de ces histoires pour avoir un retour. On me conseilla d'en faire quelque chose. J'ai monté un premier spectacle avec 7 histoires. On me demanda la suite, et ainsi de suite. C'est ainsi qu'est né la Lila, la nuit de contes où je raconte les 40 histoires pendant plus de 7h.
De ces histoires j'ai trouvé la matière pour d'autres spectacles courts. Sont nés des Messagers 5 spectacles différents :
Ces rencontres magiques de la vie avec mes histoires phares comme Pachamama, Prend ma force ou encore Dia de muertos.
CHEMINs DE DEDANS, CHEMINs DU DEHORS
Des histoires de pèlerins et de pèlerinages
Des histoires de rencontres entre disciples et maitres, dans différentes cultures.
Collection d'histoires récoltées au pays du "realismo màgico".
LES MESSAGERS DU CHEMIN version longue 7h
La grande veillée, qu'elle soit la nuit ou en journée, le grand marathon des 40 histoires, en 5 parties, avec tous mes instruments de musique.
Maintenant que ces histoires existent, je crois que si j'ai écrit tout cela, c'est qu'une part de moi-même avait envie de témoigner cette immense gratitude envers tous les êtres qui m'ont aidé à devenir ce que je suis aujourd'hui. Et, à travers eux, remercier tous les messagers de la terre et du ciel, tous ces êtres que l'on croise un jours sur notre chemin et qui nous soufflent dans les ailes.

réunir des personnes qui ont des cultures, des interrogations et des visions différentes du monde, et les accompagner, à travers une création théâtrale, à proposer une réponse artistique commune..
histoires
des mises-en-scènes,
projets
soco-culturels
& aventures collectives
réunir des personnes qui ont des cultures, des interrogations et des visions différentes du monde, et les accompagner, à travers une création théâtrale, à proposer une réponse artistique commune..

forró saint jean
groupe musique de bal franco-brésilien
Un chaman de la Cordillère des Andes m'avait dit un jour : "Dans les danses traditionnelles, se cachent des trésors laissés par la sages du passé. Ces danses traditionnelles et folkloriques sont de la sagesse mise en mouvement et que chacun peut expérimenter directement avec son corps, à travers les mouvements dans l'espace, les formes chorégraphiques, les pas et les dynamiques. Elles nous invitent à nous familiariser avec nos rapports à l'autre, à nous-mêmes et à la musique, qui est un écho de la musique du coeur du monde avec laquelle nous essayons de nous ajuster et de danser."
J'ai grandi dans une société où on ne dansait plus. À l'adolescence, lorsque j'allais aux fêtes qui étaient autour de moi, on y faisait que fumer des clopes, boire des bières, et parler. Parler. Parler. Personne ne dansait. Seulement quelques filles, parfois, et les plus ivres d'entre les hommes. C'était malaisant de montrer son corps faire des mouvements sur de la musique. Cela tournait vite au ridicule.
Cependant, lorsque j'écoutais mes grands-parents me parler des bals d'après-guerre, il y avait une lumière dans leurs yeux qui m'intriguait. Je les voyais de temps en temps valser tous les deux dans le salon sur un air d'accordéon, mais cela ne me parlait pas du tout.
Quelques années plus tard, j'étais sur une plage au Brésil en train d'essayer de traduire en portugais et de jouer sur mon Cavaquihno fraîchement acheté "Ne me quitte pas" de Jacques Brel. Je rencontre une bande d'amis qui m'invitent à dîner, puis à aller à un bal Forró... Le Forró ? Mais qu'est-ce que c'est ? Je connais la samba, le pagode, la capoeira, la bossa nova, mais le Forro ? - Viens, tu verras, c'est cool.
J'arrive dans un immense salon de danse. Sur scène : un accordéon, une percussion et un triangle ! Dans la salle, 400 jeunes en train de danser en couple, s'amuser, virevolter ! Une Brésilienne s'approche de moi :
- Tu veux danser avec moi ?
- Non, je suis français, je suis timide, je suis tout raide et je ne sais pas danser !
- C'est très simple : tu me serres très fort contre toi et tu fais deux pas à gauche et deux pas à droite. Regarde, c'est facile ! Un, deux trois, un deux trois !
J'ai dansé toute la soirée. Je reçus ce soir-là une dose d'amour, d'énergie de vie, de joie, de sensualité et de gaité comme rarement vécu. En rentrant à mon appartement, j'ai levé la tête vers les étoiles : papy, mamie, je vous ai compris ! L'énergie d'un bal est quelque chose de merveilleux !
Ce n'est que des années plus tard, pourtant que j'ai commencé à jouer cette musique. J'étais parti travailler en Afrique de l'Ouest les percussions. Un rythme appelé Soko m'avait fortement imprégné, à tel point qu'avec mon petit cavaquinho brésilien -- que j'emmenais dès lors partout -- j'ai commencé à adapter sur ce rythme toutes les chansons françaises qui me plaisaient. Un jour, un percussionniste brésilien, déboule dans une de mes grandes fêtes d'anniversaire. Arnaud, joue-nous une chanson ! J'ai pris mon instrument, et sur ce nouveau rythme ai commencé à jouer "Mon amant de Saint-Jean". Le percussionniste s'est aussitôt écrié : Mais c'est un rythme de Forró, apportez-moi vite une percussion ! Il s'est mis à jouer, à m'accompagner et j'ai vu tout le monde se mettre en couple pour danser. À la fin de la danse, cet ami me dit : Arnaud, je suis percussionniste de Forró, je suis venu en France pour jouer cette musique. Tu chantes du Forró Français, cela n'existe pas encore, viens, on monte un groupe !
C'est comme cela que tout a commencé.
Puis, j'ai découvert les danses traditionnelles et folkloriques d'ici, (d'ailleurs l'étymologie de "folklore, vient des deux termes saxons folk « peuple » et lore « savoir, connaissances, science » ) et notamment, le Grand Bal de l'Europe, où chaque année depuis plus de 35 ans, 3000 personnes, danses nuits et jours. Dans ces bœufs qui ne finissent qu'au petit jour, où tant qu'il y a quelqu'un capable d'entonner un chant, taper sur un bout de table ou jouer quelques notes d'accordéon ou de violon, il y a des danseurs pour incarner des valses, des mazurkas, des rondos, des congos, des gavottes, des scottiches, des chapeloises, des bourrées, ronds, des farandoles, des branles, des danses de toutes les régions, j'ai retrouvé cette énergie célébrante du brésil. Et puis, c'était des fêtes que je trouvais très saines, en général on ne boit pas, et pourtant on va rarement se coucher sans avoir salué joyeusement le soleil sortant de ses draps de miel. C'est depuis lors un lieu où j'aime particulièrement jouer chaque année. Je suis ainsi très heureux de participer activement à ce que les danses et musiques folk d'Europe et du Brésil se rencontrent, s'entre-aiment et se métissent.

La traversée
projet frères migrants
création du spectacle "la traversée" avec des amateurs de théâtre et des demandeurs d'asile
Figeac - 2017-2020
Je revenais d'un stage en Inde avec le Théâtre du Soleil, l'école nomade d'Ariane Mnouchkine. J'avais été nettoyé, passé par le feu. Il me fallait agir. Nous étions en 2017 et on n'entendait parler que des réfugiés, des migrants, des chiffres, des pourcentages, que des numéro - pas une seul histoire de vie, pas un prénom. Et la peur. Moi, dans tous les pays du monde où j'étais allé, on m'avait souri en ouvrant sa porte, on m'avait laissé la meilleure couche, donné le meilleur siège, servi le meilleur repas. On m'avait fait goûter ce que signifie le mot : accueil. On m'avait appris que l'étranger, c'est cet ami dont tu ignores encore le nom, c'est celui qui vient t'apporter et t'apprendre ce que tu ignores encore.
Chez nous, je voyais ces mêmes visages qui m'avait si bien accueilli là-bas, ici, je les voyais dans la rue et le froid, mais le pire, c'était presque pour moi le regard de mépris que posaient sur eux le regard de mes concitoyens.
J'avais monté un petit atelier de théâtre dans le Lot avec des amis. Je suis allé les voir. Je leur ai dit : "J'ai eu des visions de scènes de théâtre autour des migrations. J'en ai fait des dessins. Est-ce que cela vous dirait de partir à la rencontre des demandeurs d'asile qui sont dans le département et leur demander s'ils voudraient bâtir une histoire artistique ensemble. La réponse fut un grand oui.
Un matin d'hiver, nous sommes allés frapper à la porte du CADA de Figeac. La porte s'est ouverte sur une coloc d'hommes venant d'Afrique et d'Afghanistan. On nous a dits : "Entez, vous voulez un thé ?"
A commencé une grande histoire d'amour et d'amitié. Nous nous sommes revus, puis invités les uns chez les autres. Nous nous sommes partagé nos récits de vie, nos joies, nos larmes et nos espérances.
Bientôt, nous avons commencé à monter un petit spectacle de 20 minutes, puis d'une heure, ensuite nous avons même filmé des saynètes. Nous avons appelé cette œuvre "la traversée". Les amis demandeurs d'asile, rejouaient ou racontaient sur scène des passages de leur vie : la prison en Libye, la traversée en zodiac, le naufrage, le sauvetage par l'ONG, l'arrivé dans les centres d'accueil.
Cette aventure humaine s'étala sur un an et demi et fut d'une grande richesse pour chacun d'entre nous.





El Popol Vuh
Para una descolonización de la mirada
Pour une décolonisation du regard




création du spectacle inspiré de la rencontre entre Bartholomé de las Casas et la mythologie maya avec des artistes autochtones, des comédiens d'europe et de mexico
Yucatán - CDMX 2020/2023
Après mon premier training de masque et pratiques ultramarines avec la Cie Foco Alaire, je m'isolais dans la jungle, au pied d'une pyramide maya quelques semaines, travailler à mes écritures. Un soir, j'entends des percussions venant de la jungle. Je m'approche et découvre, éclairé par des torches de feu dans des creusets de pierre, les guerriers mayas faisant un spectacle de leurs danses. Ils étaient vêtus de peau de bêtes, de masques de plumes et d'os, leur corps recouvert de peinture. J'écrivais à cette époque des canevas de scène pour une pièce de théâtre sur Bartholomé de las Casas, le premier défenseur des indigènes. Nous avons décidé de travailler plusieurs semaines tous ensemble pour monter un spectacle sur le thème de la colonisation et d'un rare mythe fondateur maya qui nous soit parvenu : le popol vuh.

LES ULTRAMARINS
Déambulation hypnotique, LOStheULTRAMAR de la Cie Mexicaine Foco alaire, se joue depuis 2010 dans tous les festivals de rue de la planète.
Un soir, en marchant dans les rues du festival d'Aurillac, je découvre un spectacle fascinant, j'ai la sensation de rencontré ce que j'ai commencé à chercher lorsque j'ai commencé ma quête d'un théâtre sacré 20 ans en arrière. Quelques mois plus tard, je les rejoints à Mexico pour travailler avec eux, apprendre leur pratiques, leur training.
Je resterai trois années auprès d'eux, à prendre des notes, réaliser des films documentaires, jusqu'à jouer avec eux lors de leurs spectacles à Mexico et puis transmettre ici ce que j'ai reçu de cette magnifique aventure humaine et artistique.

recherches
sur les théâtres du sacré
"Les légendes, les mythes et les traditions nous parlent du royaume de l'Être. Ce royaume est le nôtre et nos rêves nous invitent au retour dans ses terres."
LUIS ANSA




Textes sacrés, prières, vies de saints, chamans, thaumaturges, médiums et poètes mystiques, témoignages, contes et chroniques merveilleuses du quotidien...
Ayant soif de communions populaires unissant l'art théâtral au sacré, je suis parti très tôt à la rencontre d’autres cultures pour étudier les liens entre leurs rituels et leurs formes scéniques ainsi que les environnements leur ayant donné naissance. J'ai ainsi passé du temps en Inde, au Maroc, au Sénégal, au Brésil et au Mexique... Sur le chemin de cette quête, j’ai rencontré des êtres remarquables qui m’ont appris plus que je n’espérais. Ces initiations m'ont offert un regard nouveau sur mes racines européennes et, avec le temps, la découverte de ses trésors.
J'ai dès lors commencé un collectage des textes sacrés, de prières, de vies de saints, chamans, thaumaturges, mais aussi poésies mystiques, témoignages, contes, et chroniques merveilleuses du quotidien.
Vous trouverez ici articles, recherches et notes qui sont les matières premières de mon rêve de pouvoir donner naissance, un jour, à une forme contemporaine et occidentale de théâtre sacré.
Le théâtre a gardé tous les vestiges des rites de transformation : il rassemble physiquement des êtres humains autour d’un officiant, l’acteur, qui change d’état, de «personnage», pour donner au public des nouvelles d’autres mondes.
Le théâtre est fait de chair et d’émotions, de sueur et d’âme, et de tous les mystères qui peuplent la vie des êtres humains lorsqu’ils se réunissent : c’est un art total. En occident, il est une des terres privilégiées où la rencontre avec une verticalité est encore pleinement possible, ce, sans distinction de croyances ou d’expériences.

Contact
Arnaud Pelletier
Pour me contacter par mail,
merci de remplir le formulaire ci-dessous


