Chroniques Merveilleuses

Lors d'un repas, Cecilia, la mère d'une amie, me dit ceci :

"La fe : es la certeza de lo que se espera, y la convicción de lo que no se ve. La foi, c'est la certitude de ce qui est attendu et la conviction de ce qu'on ne voit pas."

Et puis elle ajouta :

"Lorsque nous sommes perdus dans l'obscurité, au cœur de la tempête, que nous ne comprenons plus le sens, que nous ne retrouvons plus notre chemin, garder la foi c'est avoir confiance, c'est garder l'espérance dans la tourmente, c'est avoir la conviction que tout ceci a un sens et est bon pour nous, même si nous comprenons pas ce qui se passe, cela est voulu par la main divine. Gardons la gratitude, tout ira bien : le soleil se lèvera bientôt".

Gratitude.

J'ai grandi dans un monde et à une époque désenchantés. J'ai cependant eu la chance dans ma vie, je ne sais par quel miracle, de rencontrer des êtres à qui il était arrivées des choses merveilleuses. Ces rencontres et ces histoires, où l'on découvre par de jolis clin d’œil divin à quel point nous sommes aimés, ont nourri mon âme, m'ont donné la force de continuer à espérer, à maintenir le cap dans la tourmente, et finalement à m'obstiner joyeusement à cette quête du merveilleux dans mon quotidien. Je me suis dis que ces histoires pourraient être utiles à d'autres. Voici ces Chroniques Merveilleuses.

MALUCO BELEZA
 




C’était à l’époque où j’étais sur les bancs de la faculté de Musicologie de Recife. Je devais avoir 23 ans, cet âge où l'on a l’arrogance de croire avoir tout compris de l’univers, un âge aussi traversé par des rêves fulgurants et des soifs profondes... J’étais avec un ami en train de fumer sur la terrasse déserte d'un immeuble. Surplombant la ville dans le soleil couchant, nous refaisions le monde. Sans que je sache trop pourquoi, nous nous mîmes à parler de religion :
Et les religions, Dieu, tout ça, toi, tu y crois ?
Je sais pas... ça m’a l’air un peu dépassé toutes ces vieilles histoires... Et puis les hommes ont tout déformé... Combien de personnes ont été tuées au nom de Dieu ! Et les crises humaines que cela a généré ! C’est peut-être pour cela que les gens croient de moins en moins... Et toi, tu y crois à tout ça ?
- Je sais pas... mais il y a peut-être quelque chose, une force... au-dessus de nous... Tu crois pas ?
- Oui, je sais pas... peut-être...
Nous redescendîmes de notre perchoir pour aller boire un verre dans un petit bar en contrebas. J’étais assis face à la rue. Un homme passa, regarda un instant dans notre direction, disparu. Une minute plus tard, il revint dans l'autre sens, nous regarda à nouveau, hésita un moment, puis entra dans le restaurant et s’approcha de nous. Cela retint mon attention. L’homme nous regardait comme s’il voulait converser avec nous. Il prit finalement la direction du bar pour commander un soda et s'assit à une table en face de moi. Puis il se leva et s’installa à une table encore plus proche de la nôtre. Lorsqu’il eut terminé son verre, il s'approcha:
Bonjour, excusez-moi d'interrompre votre conversation. Mais lorsque je suis passé par la rue j’ai vu une grande lumière autour de vous, je ne sais pas si vous êtes croyants, mais je voulais vous dire quelque chose : peu importe que vous ayez une religion ou non, mais croyez en quelqu’un de plus grand que vous, ayez foi en une puissance supérieure, c’est très important. Mon nom est Maluco Beleza (Fou-Bauté), tout le monde me connaît par ici.
Et il partit.
Je me suis renseigné par la suite : personne dans le quartier n’a jamais vu ni entendu parler de ce Maluco Beleza, le fou de beauté.

Recife, Brésil.

LA RUE
 


Je travaillais avec Claire depuis presqu’un an dans un service d’aide aux jeunes et aux familles dans une grande ville en Belgique. Le genre d’endroit où tu ne parles pas avec tes voisins. Claire avait 17 ans, était en décrochage scolaire et se faisait jeter d’institution de placement en institution de placement. Son père avait quitté sa mère dix ans plus tôt et n’avait jamais voulu prendre contact avec Claire. À l’âge de 12 ans, elle demande elle-même à quitter sa mère parce qu’elles en viennent régulièrement aux mains.
 
Placée en institution, elle fugue régulièrement, commence à trainer dans la rue et à prendre de la cocaïne. À 16 ans, sous la supervision d’une énième institution, elle obtient un appartement. Malheureusement, elle n’a pas la maturité pour gérer, elle invite trop de gens chez elle, les voisins se plaignent, le propriétaire est mis au courant. L’appartement est dans un état déplorable et Claire doit rendre les clés.
 
Avec elle, j’évalue ses options. L’institution ne veut pas d’elle, elle a grillé ses cartes et a même pété le nez d’une éducatrice qui « lui avait mal parlé ». Même si elle me fait confiance, elle refuse mes pistes de solutions (les maisons d’accueil notamment, le retour chez sa mère, brièvement évoqué, son père ce n’est pas la peine et elle ne sait même pas où il est).
 
C’est le jour J : elle a embarqué ses affaires avec mon aide – on stockera ses quelques meubles dans la cave, au boulot, le temps qu’elle trouve un endroit. Il est midi et ce soir, c’est la rue qui l’attend. Je lutte vraiment pour ne pas lui proposer de l’héberger ce qui serait contraire à l’éthique et ne m’apporterait que des ennuis mais…
 
Pour une raison que j’ignore, elle désire que je l’accompagne à la gare pour renouveler son abonnement de transport, un truc un peu accessoire mais soit, la gare n’est pas loin et c’est une dernière occasion de lui proposer une maison d’accueil.
 
On arrive à la gare et Claire se stoppe net dans la salle des pas perdus. Elle devient blême. A trois mètres, assis sur un siège, son père. Il lève les yeux. Les regards se croisent. Elle se met à pleurer. Il s’approche, lui demande si tout va bien. Elle lui répond non. Elle lui explique. Il lui propose de l’héberger. Elle apprend qu’elle a un demi-frère. Elle accepte.
 
Quatre ans plus tard, elle vit toujours chez lui. J’ai changé de jobs deux fois mais je la croise encore. Elle a repris des études pour devenir éducatrice. Elle va bien. Mieux que beaucoup de jeunes avec qui j’ai bossé. Dans le social, les happys-ends sont rares et ne durent pas en général. Ça ne semble pas être le cas pour Claire. C’est ce qui me fait tenir dans un système où à 17 voire parfois 16 ans, les jeunes ne comptent parfois plus pour les services qui sont censés les aider.

Charleroi, Belgique.


 

LA ROSE ET LE JASMIN
 


J’étais très très très amoureuse de mon chéri. Malheureusement, pendant son séjour à l’étranger, à force de ne pas pouvoir se voir, d’avoir très envie l’un de l’autre, il a succombé aux charmes d’une demoiselle qui n’était pas très loin. Et quand il m’a appelé de là où il était pour me dire : « Oui, chérie, je suis désolé, voilà, j’ai craqué, voilà… Cette nuit j’ai fait l’amour avec quelqu’un d’autre. » Cela m’a vraiment anéanti, complètement. Comme si c’était la fin de mon monde. Je souffrait vraiment physiquement, j’avais véritablement envie de mourir à ce moment là, tellement je sentais un désamour total. Cela ne m’aurait pas d’ailleurs dérangé de mourir de suite. Il était très tôt lorsque j’ai reçu l’appel téléphonique, peut-être 4h du matin. Et suite à cela, j’étais tellement bouleversée que je n’arrivait pas à dormir. Impossible, j’étais trop perturbé. Je restais sur le canapé du salon. À un moment dans la nuit, j’ai senti dans la pièce un parfum de rose et de jasmin. Je vis la présence d’une une sorte de lumière. Je ne comprenais pas comment il pouvait y avoir une lumière en pleine nuit, normalement il n’y avait pas de lumière à cet endroit là. C’était tellement étonnant ! Je me suis dit que c’était peut-être moi qui divaguais, bien que je n’ai jamais fumé ni bu de ma vie ! Je vois comme une forme humaine, mais ce n’étais pas humain, c’était comme une forme de femme, mais en lumière, drapée. Alors je me dit : « non non, là tu es en train de rêver ! » Donc j’attrapais un balais et je allais vers cette fameuse lumière en face de moi, en me disant « non, c’est moi qui a du être choqué avec l’appel, ou peut-être suis-je morte, peut-être que je ne suis-je plus là et je vois ça ». Étant persuadé que j’allais récupérer un drap suspendu en l’air, éclairé je ne sais comment, j’ai passé le bâton du balais dans cette fameuse lumière. Mais non, le bâton a transpercé la lumière, et il est ressorti ! Là, je prend conscience que c’est quelque chose qui me dépasse, et pour le coup je pose le bâton. Ma tête me dit : en fait, c’est la Vierge. C’est juste moi qui n’accepte pas de voir que c’est une forme immatérielle manifestée devant moi. Avec ce parfum de Rose et de Jasmin, il y avait une vibration très fine, très douce. C’était tellement merveilleux que je ne voulais même pas cligner des yeux tellement j’étais subjugué par cette lumière. Cela m’a calmé, m’a apaisé, j’ai été enveloppé de cette douceur, de cet amour, de cette magnificence, c’était merveilleux. Je voulais tellement rien rater du spectacle, que j’ai reculé vers le canapé sans même retourner pour ne pas perdre une seconde de tout ça. Je me suis allongé et je l’ai regardé, là, comme ça, devant moi. Je ne l’entendais pas. Je me suis juste laissé baigné dans cet amour, dans sa présence. C’était magique. Sans que je n’en rende compte, je me suis rendormi comme un bébé.
Le matin je me suis réveillé vers 7h et j’étais alors en pleine forme et encore émerveillée. Dans la maison, cela sentais encore le jasmin et la rose. J’ai vite couru à la chambre de ma soeur pour lui dire : « Il m’est arrivé un truc incroyable ! Ma soeur c’est incroyable, tu ne vais pas le croire tellement c’est incroyable ! » Elle me répond : «Non, non, moi j’ai une histoire encorec plus incroyable que toi ! » Je m’étais agenouillé devant la porté fermée de sa chambre, j’étais encore tellement émerveillé de ma nuit. Je la laissais parler, car j’étais sur au final d’avoir le scoop ! Et là elle me scie. Elle est de confession musulmane, elle ne prie pas les statues, ni ne les connait plus que ça, et elle me dit : « Tu sais, cette nuit, j’ai vu la femme des statues toutes blanches là, tu sais celle qu’on voit sur les statues, là… la… vierge marie, et bien je te promet qu’elle était dans la chambre, et que cela sentait le jasmin et la rose ! »
Alors je me suis mis à pleurer et lui ai dit : « Ecoute, je te crois parce que effectivement, moi aussi j’ai reçu sa visite cette nuit et c’était incroyable. »
C’est ainsi que je fut sure de n’avoir pas rêvé. Puisque j’étais en état de choc, je pensé en premier lieu que c’était peut-être mon cerveau qui avait créé cette image. Mais quant, la porte fermée, ma soeur m’a confirmé la présence de la Vierge alors qu’elle n’est pas du tout de cette confession, j’en suis resté impressionnée. Voilà. C’état un moment magique et merveilleux. Et moi qui voulait mourrir, finalement, j’avais plus trop envie. C’était tellement miraculeux. C’était chouette. Enfin voilà. Merci.

Toulouse, France.


 


DONNER LA LUMIÈRE
 


Autre petite histoire. J’étais enceinte. J’avais eu une grossesse assez difficile, et puis on était jamais d’accord avec mon mari pour le prénom du futur petit garçon qui arrivait. J’avais prié pour que ce soit un prénom d’amour et nom un prénom de discorde, et pour que je sois éclairé par rapport à ce problème, car chacun de nous défendait ses valeurs. Une nuit, vers 4h du matin, je me lève et me dis: « mince je crois qu’il se passe quelque chose… »  Je sens bien que j’ai perdu les eaux. Je me précipite dans la salle de bain. Je n’ai rien compris, la première des choses que j’entends c’est le poste radio, alors que normalement il ne doit pas être allumé à cette heure là, et il y a une chanson qui se met à chanter : « My name is Luca…. lalalalal….. » Je me suis dit : c’est incroyable qu’à 4h du matin mon poste radio de la salle de bain se mette en route et j’entends : my name is Lucas.
J’avais quand même préparé une liste de 40 prénoms parmi lesquels était le prénom Lucas. Mais mon mari n’était toujours pas d’accord sur aucun de prénoms.
Après mon accouchement. Que le petit soit né. Il s’est appelé X pendant plusieurs jours. J’ai fini par trouver un accord avec mon mari, en lui présentant la liste des 40 prénoms. Il les regarde vite fait il me tend la feuille en montrant du doit le prénom de Lucas.
Tiens, s’il y a un prénom à prendre, cela serait pourquoi pas celui-ci.
Hé bien, c’est très bien, ça tombe bien !
Et voilà aussi comment mon fils s’est appelé Lucas, qui signifie aussi : lumière.

Toulouse, France.

 


SOIS VIGILANTE
 


Un jour je roulais en camping car, j’avais toujours des pneus tout pourris. Et puis, à pas d’heure, je roulait quand même à 120 Km/h. Je ne sais pas pourquoi, j’ai eu des visions, pareil, la Vierge Marie qui se manifeste. Je me dis : ouh, si je la voit comme ça pressante c’est qu’il y a un truc qui va arriver. Je savais pas quoi, mais je sentais qu’il allait se passer quelque chose. Donc je me suis calmé et me suis mis en mode vigilance. Cela n’a pas loupé, quelques minutes après, mon pneu crève et s’entoure sur l’essieu ! J’ai eu de très bon réflexes, je sais même pas comment j’ai fait, j’ai réussi à me mettre sur le côté sans blesser personne ! Et voilà, j’ai pu être dépanné et repartir pour un tour. Une chose est sure, peut-être que si j’avais pas eu cette image devant mes yeux, et que je n’avais pas été alerté, et bien il me sera arrivé quelque chose de peut-être plus grave, et là je m’en suis super bien sortie. Merci

Toulouse, France.

DEMANDE UN CADEAU
 


Comme un énergéticien m’avait dit un jour que j’étais guérisseur, il m’arrivait à l’occasion de poser parfois les mains sur des amis pour des maux de tête ou autre. C’est ce qui s’était passé ce jour là au Gospel. Quand un des autres chanteurs me vit faire, il eu un sourire en coin et me proposa ensuite que l’on fasse une échange de pratique. Cela fut extrêmement intense. Nous avons continué à échanger sur ce sujet et sommes peu à peu devenus amis, avec ce lien particulier qui nous unissait. Par la suite,  il me présenta un petit groupe de personnes qui se réunissait chaque semaine pour prier ensemble et pratiquer des soins énergétiques les uns avec les autres. Un jour, il nous dit : « Les amis, mon « maître spirituel », celui qui m’a initié aux pratiques que je partage avec vous va venir à Tours. Je vous conseille vraiment de faire un soin avec lui… c’est quelque chose ! » Je ne savais pas trop à quoi m’attendre mais, connaissant mon ami, à quelque chose de très positif.
C’était la fin de matinée du 17 Mai 2014. Dès que je suis arrivé, le guérisseur a commencé sans préambule : « Allongez-vous. » À peine a-t-il touché mon ventre qu’il a retiré sa main en s’exclamant « oulah! » puis, avec un grand sourire « holala !» et puis ça a été un festival de lumières avec lui qui riait et m’embrassait sur le front. J’ai décollé de la table. Il s’est passé plein de choses incroyables. La totale !
Après le soin, mon ami nous a rejoint pour que nous déjeunions ensemble. Il nous a dit : « Achetons un truc à manger ! » Nous l’avons suivi et il a commencé à nous faire faire des tours et des détours ; moi, complètement dans le gaz après la séance. On le suivait, mais sans arriver à comprendre pourquoi il nous emmenait à droite et à gauche. On a fini par acheter un sandwich dans une boulangerie. Et puis, pour le manger il nous a promené encore de toutes parts pour finalement s’arrêter sur la terrasse ensoleillée d’un café sur une place, juste à côté d’une jeune femme en train de lire. J’étais assis de telle manière que je ne la voyais pas vraiment. À un moment donné, mes compagnons ont commencé à discuter avec elle, notamment par rapport à son livre Le centre de l’Être, de Durkheim, que le guérisseur connaissait. Au fur et à mesure de la conversation, il commença à lui dire des choses (j’apprendrais par la suite que c’était son habitude) comme : « Oh c’est bien ce que vous êtes en train de faire, les petites histoires pour les enfants ! » alors qu’elle ne lui en avait jamais parlé. Moi j’hallucinais complètement. Ça faisait marrer mon ami parce qu’il connaissait l’animal. Puis il a continué : « Ah oui, pour le chant aussi, c’est très bien. » Alors qu’elle ne lui en avait pas parlé non plus. Après son départ, j’ai pris sa place en face de la jeune fille. Nous avons continué la discussion. Comme le sujet l’intéressait, mon ami lui a proposé de faire un soin avec le guérisseur. Nous étions samedi ; elle ferait le soin le lundi suivant. Nous avons convenu de nous appeler après la séance pour savoir comment ça s’était passé. J’étais un peu intrigué par cette jeune femme. Cela n’a pas été un coup de foudre à ce moment-là, mais il y a eu un réel intérêt réciproque.
Le lundi soir, je l’ai recontacté. Elle m’a dit que la séance s’était très passée et que le guérisseur lui avait dit : « Il faudra que tu continues à faire des soins avec mon disciple… non, avec son ami.», donc avec moi ! Je lui dis que, bien sûr, nous pourrions le faire.
Nous nous sommes donné rendez-vous pour nous revoir deux jours après pour en parler dans le petit bar d’une rue tourangelle. Il pleuvait fort ce jour là. Elle est arrivée. Nous avons passé trois heures à discuter. Nous en sommes ressortis main dans la main, en nous embrassant : le coup de foudre a eu lieu à ce moment.
Ce qui est amusant dans cette histoire, c’est qu’à la fin de ma première séance avec le guérisseur, celui-ci m’avait dit « Demande un cadeau ». Et moi, sans savoir pourquoi car je n’en étais pas du tout là dans ma vie, ma demande intérieure a été : « J’aimerais rencontrer une femme avec qui je m’entendrais bien à tous les niveaux, où tout se passerait merveilleusement bien. »
Et voilà, une demi-heure après, je la rencontrais. C’était il y a six ans ; nous sommes toujours ensemble, toujours amoureux. Voilà la belle histoire.
Tours, France.

DEMANDER DE L'AIDE

Je vais voir une énergéticienne qui me dit : "Vous êtes très entourée". Je me dis : "Super, moi qui ai besoin d'ancrage et de concret, je n'ai pas trop envie d'entendre parler de ces histoires, anges ou je ne sais quoi, cela est un peu trop pour moi. " Puis, en revenant d'un voyage, je me trompe de train. J'arrive à Vannes vers 23h, j'habite à l'autre bout de la Bretagne et je dois donc trouver un endroit où passer la nuit. L'hôtel en face de la gare est ouvert. Le maître d'hôtel un peu renfrogné me dit qu'ils sont complets et qu'en cette période, il y a très peu d'hôtels. Bon, je continue mon chemin. Tous les hôtels sont fermés, lumières éteintes. Je me dis à haute voix que cela se complique. Il y a bien une villa hôtel cinq étoiles avec quelques lumières où je demanderai bien le canapé de l'entrée mais ça me dit non. Alors, insistante, je dis : " Ok, donc là j'ai besoin de votre aide, montrez-moi quelque chose". Trois secondes après, je m'arrête à l'hôtel devant lequel je marchais. Les lumières sont tout aussi éteintes, je cherche le numéro sur mon téléphone et j'appelle. Ça décroche et l'on me dit : "Vous avez vraiment de la chance, j'allais me coucher dans une minute. Normalement le standard est éteint et je ne suis pas présent. Il me reste une seule chambre. "
Les lumières se rallument. J'ai trouvé cela rigolo.

 

Bretagne, France.

CLIN D'OEIL

 

Une fin de journée grise, j'ai prié devant Jésus. Une croix à l'extérieur d'une chapelle. Je ne sais pas trop faire, j'étais "dans les formes". Puis j'ai lâché, j'ai sincèrement lâché. Dans le ciel sombre et brumeux, au moment où j'ai mentionné le monde, un rayon de soleil a percé à l'endroit où je me situais. Je l'ai vu sans trop prêter attention et j'ai continué la prière. Ensuite, j'ai fait le tour de la Chapelle, sans attente. J'étais seule devant la porte fermée lorsque je levai les yeux et je vois un petit bout de quelque chose descendre en virevoltant devant moi et tomber à mes pieds. Je me baisse pour le ramasser. C'était un simple bout de feuille abîmée en forme de cœur. J'ai trouvé cela chouette, j'ai voulu croire à un clin d'œil.

Bretagne, France.