LES  3  ÉTATS DE L'ÂME

Ces trois états de l'âme, ici décrits par les Pères de l'Église se retrouvent chez la plupart des mystiques qui recherchent l'union : Sainte Catherine en décrira en détails toutes les nuances, j'ai entendu de nombreux soufis m'en parler, la Gita Hindou en transpire, etc. Ils sont des métaphores utiles pour purifier notre relation avec la Source et peuvent être compris comme trois étapes du chemin.

Ils sont des états d'amour différents : le premier état est celui de l'esclave ou du serviteur qui agit par crainte d'un châtiment ; le second est celui du mercenaire qui agit dans le but d'une récompense ; le dernier est celui du fils qui agit par amour pur de ses parents, libéré de toute recherche de reconnaissance, de mérites, ou de récompense. En tant que fils le royaume lui appartient.

Gratitude.

Basile le grand

« Pour être bref, je distingue trois dispositions différentes qui nous portent inévitablement à obéir : ou bien nous nous détournons du mal par crainte du châtiment, et nous sommes dans la disposition de l’esclave ; ou nous poursuivons l’appât de la récompense en accomplissant les commandements pour l’avantage que nous en retirons, et ainsi nous ressemblons aux mercenaires ; ou enfin c’est pour le bien lui-même et l’amour de Celui qui commande, que nous obéissons, heureux d’avoir été dignes servir un Dieu si glorieux et si bon, et nous sommes alors dans la disposition des enfants. »

Basile de Césarée (dit « le grand »)

Les règles monastiques , Prologue

Grégoire de Nazianze

« Je sais qu’il y a trois classes d’élus : les esclaves, les mercenaires et les fils. Si tu es esclave, crains les coups ; si tu es mercenaire, regarde seulement le salaire ; mais si tu es au-dessus et si tu es fils, respecte (Dieu) comme un père. »

Grégoire de Nazianze

Discours 40 (Sur le baptême), 13.

Grégoire de Nysse
Le progrès sans cesse

•L’âme désire sans cesse une plus grande connaissance de Dieu et union avec lui

– Mais ce désire n’implique pas une souffrance. C’est un épanouissement.

• Les béatitudes: étapes de progrès

– Des étapes dans la perfection de l’image de Dieu en nous pars les vertus .

Les trois étapes de Moïse

« Ouvre-moi, ma sœur, ma compagne, ma colombe, ma parfaite, car ma tête est pleine de rosée et mes boucles, des gouttes de la nuit. » (Cant. 5,2)

« Voici comment on peut comprendre le sens de ce texte : la première manifestation de Dieu au grand Moïse se fit par une lumière (Ex 19,3), puis Dieu lui parle dans la nuée, enfin, quand Moïse s’est élevé vers la perfection, il voit Dieu dans la ténèbre (Ex 20,21). »

Homélie sur le Cantique des cantiques 1ère Homélie

« Et voici ce que nous apprenons par là : la première séparation d’avec les opinions mensongères et erronées sur Dieu, c’est le passage de l’obscurité à la lumière. La compréhensions plus attentive des réalités cachées, qui conduit l’âme à travers les apparences vers la nature invisible, est comme une nuée qui, plongeant dans l’ombre tout le monde visible, guide l’âme et l’habitue à tourner son regard vers ce qui est caché. Enfin, l’âme qui progresse par ces étapes vers les réalités d’en haut, abandonnant tout ce qui est à la portée de sa nature humaine, s’introduit dans le sanctuaire de la connaissance de Dieu, prise totalement dans la ténèbre divine. Là, toute apparence sensible et compréhensible ayant été laissée dehors, il ne reste à la compréhension de l’âme que ce qui est invisible et incompréhensible. »

Homélie sur le Cantique des cantiques 11e homélie

« Après que l’âme s’est éloignée de son attachement au mal, elle a désiré approcher sa bouche de la source de la lumière par le baiser
mystique : ceci lui rend sa beauté. Alors, ayant parcouru tout le visible et l’ayant traversé comme la colombe, elle commence par se reposer à l’ombre du pommier – le pommier remplace la nuée pour désigner ce qui obscurcit – et maintenant elle est enveloppée de la nuit divine dans laquelle
l’époux s’approche, mais n’apparaît pas. »

Homélie sur le Cantique des cantiques 11e homélie